Du cuir, du fil de lin, et le temps qu'il faut

Petite maroquinerie cousue main à La Londe, en lisière de la forêt normande. Chaque pièce porte une rune frappée à chaud et la marque de celui qui l'a faite.

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Trois choses qu'on ne négocie pas

L'atelier tourne à deux paires de mains. On préfère faire peu et bien.

Tanné végétal, rien d'autre

Nos peaux viennent de deux tanneries françaises qui travaillent à l'écorce de chêne et de mimosa. Pas de chrome, pas de finition plastique. Le cuir vieillit, fonce, prend la lumière.

Cousu sellier, deux aiguilles

Chaque point est fait à la main au fil de lin poissé. C'est lent et c'est le seul moyen d'obtenir une couture qui ne se défile pas quand un point lâche.

Une rune frappée à chaud

Chaque modèle porte le nom et la rune qui lui va. Ce n'est pas de la décoration : c'est la signature de la pièce, frappée au fer chaud avant le montage.

Artisan maroquinier au travail sur son établi

Un atelier au bout d'un chemin

Skinnvik vient du vieux norrois : skinn, la peau, et vík, la crique. Les Normands descendent de gens arrivés par l'eau, qui ont laissé leurs mots dans nos noms de villages. La Londe, où l'atelier est installé, vient de lundr, le bois. On travaille dans une ancienne grange en silex, chauffée au poêle, à dix minutes de Rouen. Il y a un établi, une presse à frapper, deux tabourets de sellier et beaucoup trop de chutes de cuir dans un coin. Anna coupe et pare. Théo coud et monte. On fait entre quinze et vingt pièces par semaine, pas plus, et on ouvre la porte le jeudi, le vendredi et le samedi à qui veut voir comment ça se passe.
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Ce qui sort de l'atelier

Besace en cuir marron à longue bandoulière, cousue main
Portefeuille long en cuir tanné végétal Porte-cartes en cuir sur l'établi, fil de lin et ciseaux Détail d'une besace en cuir marron Portefeuille et montre posés sur une table en bois
Maroquinier cousant une ceinture à la main sur son établi

Pourquoi la main plutôt que la machine

Deux aiguilles qui se croisent dans le même trou, un fil de lin poissé à la cire d'abeille, six points par centimètre. Si un point cède, les autres tiennent. Une machine fait un point de chaînette : il lâche, tout se défile. C'est la seule raison pour laquelle on coud encore à la main en 2026.

Petit, et c'est voulu

On ne fait ni valises ni sacs de voyage. On fait ce qui rentre dans une poche ou qui se porte tous les jours : porte-cartes, portefeuilles, porte-clés, ceintures, étuis. Des objets qu'on touche des dizaines de fois par jour et qui ont donc le droit d'être agréables.

Petits objets en cuir du quotidien posés ensemble

Comment on travaille ensemble

1

Vous choisissez la peau

Quatre cuirs en stock permanent : naturel, cognac, brou de noix, noir de forge. On envoie des échantillons par courrier si vous hésitez, c'est gratuit et ça évite les déceptions.

2

On coupe et on coud

Comptez dix à quinze jours pour une pièce du catalogue, trois à cinq semaines pour du sur-mesure. Vous recevez une photo de la pièce montée avant l'expédition.

3

On la répare à vie

Une couture qui lâche, un bouton arraché, une tranche fatiguée : renvoyez-nous la pièce, on la remet en état. Gratuitement les cinq premières années, au prix du fil ensuite.

Ce qu'on nous renvoie

J'ai le porte-cartes Fehu depuis deux ans, dans la poche arrière, tous les jours. Il a foncé et il s'est assoupli. Aucun point n'a bougé.

Guillaume R., Le Havre

Je suis passée à l'atelier un samedi sans prévenir. Théo m'a fait couper ma propre lanière et m'a expliqué le point sellier pendant une heure. Je suis repartie avec une ceinture et l'envie de m'y mettre.

Marion D., Rouen

Commandé une besace pour l'anniversaire de mon frère. Ils ont frappé ses initiales à côté de la rune sans que je demande. Ce genre de détail, on ne l'achète pas.

Sonia B., Yvetot

Pousser la porte

12 chemin du Vieux Bois, 76500 La Londe

Jeudi et vendredi : 10h–18h Samedi : 10h–17h Le reste de la semaine, on coud.

02 35 41 08 76

Une idée en tête ? On fait aussi du sur-mesure.

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